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Oh le vertige de quatre nouveaux murs, à remplir de petits riens qui diraient l'avant sans emphase, qui inventeraient un présent tout simple, qui bricoleraient sans prétention des bouts d'après. J'aime beaucoup construire, en vérité, cette réalité quotidienne, ces meubles et objets qui chuchotent avec espièglerie que la vie, après tout, n'est jamais vraiment la même.
Je vais la barioler, ma chambre de Londres. Il y aura une carte du monde et des affiches et des photos et des mots, dans toutes les langues, de toutes les couleurs et de tous les horizons. En entrant dans cette chambre je penserai à eux en Chine et en France et en Angleterre et ailleurs, et à lui en Ecosse qui me manquera de la manière la plus irrationnelle et douloureuse qui soit. Je crois pourtant que je ne serai pas triste comme je l'ai été il y a trois ans, car j'ai compris une chose: une maison c'est là où l'on décide que ça doit être. Moi ma maison c'est le monde et tout ce qu'il offre, même si les coins de rue sont tout aussi importants que les océans.
Quelquefois c'est vrai, j'ai envie de pleurer. Je voudrais pleurer car deux jours sans lui c'est dur, alors un mois je n'imagine pas. Je voudrais pleurer aussi car les mouvements d'espoir aujourd'hui en France ça n'existe plus vraiment. Je voudrais pleurer pour toutes les choses imparfaites qui m'empêchent parfois de voleter, qui empêchent souvent le monde de rêver.
Pourtant, et c'est la première fois je crois, j'ai envie de regarder loin, très loin, et de faire de ce flou une belle aventure.
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Oh le vertige de quatre nouveaux murs, à remplir de petits riens qui diraient l'avant sans emphase, qui inventeraient un présent tout simple, qui bricoleraient sans prétention des bouts d'après. J'aime beaucoup construire, en vérité, cette réalité quotidienne, ces meubles et objets qui chuchotent avec espièglerie que la vie, après tout, n'est jamais vraiment la même.
Je vais la barioler, ma chambre de Londres. Il y aura une carte du monde et des affiches et des photos et des mots, dans toutes les langues, de toutes les couleurs et de tous les horizons. En entrant dans cette chambre je penserai à eux en Chine et en France et en Angleterre et ailleurs, et à lui en Ecosse qui me manquera de la manière la plus irrationnelle et douloureuse qui soit. Je crois pourtant que je ne serai pas triste comme je l'ai été il y a trois ans, car j'ai compris une chose: une maison c'est là où l'on décide que ça doit être. Moi ma maison c'est le monde et tout ce qu'il offre, même si les coins de rue sont tout aussi importants que les océans.
Quelquefois c'est vrai, j'ai envie de pleurer. Je voudrais pleurer car deux jours sans lui c'est dur, alors un mois je n'imagine pas. Je voudrais pleurer aussi car les mouvements d'espoir aujourd'hui en France ça n'existe plus vraiment. Je voudrais pleurer pour toutes les choses imparfaites qui m'empêchent parfois de voleter, qui empêchent souvent le monde de rêver.
Pourtant, et c'est la première fois je crois, j'ai envie de regarder loin, très loin, et de faire de ce flou une belle aventure.
[photo © Ilan]



